La préservation de l’environnement est actuellement un défi majeur. Pour le secteur automobile, cette lutte est essentiellement basée sur la diminution de l’émission de dioxyde de carbone. Alors comment évolue le secteur automobile face à la transition écologique ?

Qu’est-ce-que la transition écologique ?

La transition écologique est un nouveau concept qui regroupe tous les principes et toutes les pratiques ayant pour but de préserver l’écosystème. Cette transition touche tous les secteurs d’activités comme : le domaine agro-alimentaire, l’urbanisme, la préservation de la biodiversité, le secteur industriel dont l’automobile….

Pour inciter la population à opter pour la transition écologique, plusieurs dispositions sont mises en place. Pour le secteur automobile, par exemple, il y a la prime à la conversion. Pour la transition énergétique de son côté, l’utilisation des énergies renouvelables est encouragée.

Où en est la transition écologique dans le secteur automobile ?

Avant de répondre à cette question, il est important de savoir la place du secteur automobile dans l’environnement. Actuellement, le domaine du transport figure parmi le domaine le plus polluant. En effet, il est responsable de 29% d’émission de gaz carbonique ou gaz à effet de serre. Les véhicules particuliers représentent les 52% des véhicules qui émettent ce gaz nocif. Il est important donc de réduire ces pourcentages.

Quelles sont les solutions mises en place pour la transition écologique ?

A première vue, la réduction du trafic par la diminution du nombre de véhicules est la meilleure solution comme l’autopartage ou le co-voiturage. Mais cette solution présente des limites. C’est pourquoi, la limitation du nombre de production n’est pas une solution à long terme.

Il est donc important de trouver des solutions qui peuvent servir à long terme pour préserver l’écosystème. Actuellement, le gouvernement incite les consommateurs ainsi que les constructeurs à opter pour les véhicules moins polluants. Quelques catégories sont donc établies pour les différents types de voiture. Ces derniers sont classifiés sous la vignette Crit’air. Il existe 6 catégories de Crit’air dont le Crit’Air 0 correspond à une émission minimale de CO2.

Les véhicules les moins polluants sont incontestablement les voitures électriques. Les constructeurs ne cessent de faire les recherches dans le but de produire des véhicules électriques pour remplacer les véhicules thermiques.

Le secteur automobile évolue-t-il vraiment vers la transition écologique ?

Actuellement, l’évolution vers la transition écologique connait ses limites. Mais l’engagement de l’Etat pourrait aider à résoudre ces problèmes.

Les limites de la technologie dans la transition écologique

Malgré les engagements de l’Etat dans la lutte pour diminuer l’émission de gaz à effet de serre ou GES, la transition risque de durer un certain temps. En voici quelques raisons :

Les véhicules du futur incompatibles à tous les besoins

Même si les recherches continuent, les besoins des consommateurs pour les véhicules électriques sont non satisfaits. Avec une autonomie réduite, un temps de recharge relativement long, besoin d’une borne de recharge, les clients restent dubitatifs. De plus, les modèles sont jusqu’à ce jour plus réduits que les véhicules à moteurs thermiques. Ce qui expliquerait le fait que seul 1 Français sur 3 s’oriente vers les véhicules du futur.

Des coûts particulièrement élevés

C’est une évidence, le prix des véhicules électriques sont actuellement chers. Bien qu’ils ne requièrent aucune consommation en carburant, leur prix à l’achat est élevé. Pourtant, c’est un critère important dans le choix d’un véhicule.

L’aide de l’Etat pour dynamiser l’évolution face à la transition écologique

Les soucis liés à la fabrication et à la vente n’empêchent pas au gouvernement d’entreprendre certaines dispositions :

La sensibilisation pour la diminution d’émission de CO2 

La sensibilisation menée par l’Etat a déjà apporté ces fruits. En effet, en 2019, on enregistre une baisse générale dans l’émission de CO2 sur les véhicules neufs. L’année dernière, les voitures particulières neuves émettent en moyenne 112g de CO2 par kilomètre. C’est le taux le plus bas enregistré ces 20 dernières années. Notez, par exemple qu’en 1997, l’émission moyenne était de 175g/km.

La mise en place des primes et bonus-malus

Pour inciter l’achat de voiture moins polluante, il existe deux systèmes d’indemnisation :

La prime à la conversion : elle est attribuée pour le remplacement d’une ancienne voiture par une voiture moins polluante. Cette prime atteint les 5 000 euros pour les véhicules Crit’Air 0

Le bonus écologique : l’achat d’un véhicule peu polluant vous permet d’obtenir un bonus écologique. Ce bonus est cumulable avec la prime. Vous pouvez donc bénéficier d’une aide financière de 11 000 euros au total pour l’achat d’un véhicule du futur.