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Renault veut faire survivre le moteur thermique jusqu’en 2040

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C’est lors du salon de l’automobile de Munich (Internationale Automobil-Ausstellung ou IAA) que Renault, par la voix d’un de ses cadres, annonçait son intention d’œuvrer pour une prolongation du thermique, allant à contre-courant de la proposition de la Commission européenne.

En effet, cette dernière tablait pour un objectif « zéro carbone » dès 2035, bannissant tous les véhicules à moteur à combustion interne, au sein de l’Union européenne.

Mais si le géant de l’automobile français a assuré pouvoir atteindre cet objectif sur les véhicules Renault, la firme est restée plus mesurée pour ce qui est des autres marques du groupe.

Une proposition pas très bien accueillie par Renault

Fondé en 1899 et basé à Paris (France), le groupe Renault produit et commercialise des véhicules sous la marque Renault, mais possède également de nombreuses filiales, dont Alpine et Dacia.

Il y a quelque temps, l’entreprise suscitait l’intérêt général en se déclarant leader de la transition énergétique. Elle promettait de faire du « vert » le support de sa production et devenir la marque la plus verte d’ici 2030, avec la mise sur le marché de 90 % de véhicules électriques.

En guise de démonstration de force, le groupe au losange laissait entrevoir des images d’un de ses derniers bijoux : la Renault Mégane E-Tech, dotée d’une console centrale axée sur Android et 100 % électrique. Il avait précédemment dévoilé la Renault Zoé, une autre berline à 5 places classée parmi les meilleures petites voitures électriques en 2021. (Voitures à essayer ici)

Avec un tel accomplissement, on s’attendait à voir une adhésion totale du géant de l’automobile à la suppression du thermique dès 2035.

Cependant, le groupe a clairement émis des réserves quant à la faisabilité de ce projet, surtout pour sa filiale Dacia, dont la politique marketing est basée sur le low cost.

Pour une transition électrique progressive jusqu’en 2040

Par la voix de son directeur de l’ingénierie, Renault faisait savoir son intention de demander un report de l’interdiction, de 2035 à 2040 pour tous les véhicules. « Nous pensons que ce n’est pas une bonne approche, alors nous nous battrons pour proposer une façon plus fluide de faire les choses, pour conserver une proportion d’hybrides jusqu’en 2040 ».

Le concurrent de Ford pense que le délai avancé par la Communauté européenne est bien trop bref pour une transition sans inflation des prix des véhicules électriques. Réduire à zéro les émissions de CO2 a pour effet l’interdiction des voitures à essence, diesel et hybrides.

Or ces hybrides sont issues de la plateforme CMF-B à partir de laquelle sont construites les Dacia, contrairement à Renault et Alpine.

Si la transition vers l’électrique est envisagée à 90 % pour Renault et à 100 % pour Alpine dès 2035, elle ne l’est qu’à 10 % pour Dacia.

La production d’une voiture électrique engendrant des coûts considérables, une transition subite serait lourde pour les clients de la marque Dacia.

Le groupe plaide donc pour une transition progressive vers l’électrique, en maintenant l’hybride jusqu’en 2040. Ce délai permettra également d’adapter sereinement le transfert des technologies, les transformations au sein de Dacia et d’attendre la disponibilité effective des infrastructures de recharge.

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